Emplois, insertion: comment faire coopérer les acteurs ?

Emploi & insertion : comment faire coopérer les acteurs d’un territoire ?

Nous avons eu la chance d’accompagner Paris Terres d’Envol dans l’animation de sa Cité de l’Emploi territoriale, dans une période où beaucoup de territoires se posent la même question : comment rendre le “chemin vers l’emploi” plus lisible, plus fluide, plus humain… et surtout plus coopératif ?

Sur Paris Terres d’Envol, l’enjeu était clair : faire se rencontrer et coopérer des acteurs très différents (emploi, insertion, formation, structures de proximité, collectivités, entreprises), pour éviter l’empilement de dispositifs et construire, pas à pas, un Réseau pour l’Emploi plus robuste.

Quelques repères concrets : la démarche a mobilisé 6 rencontres sur le territoire, 154 professionnels, 98 structures, a fait émerger 100 idées et permis de retenir 20 projets. Sept villes étaient concernées (Aulnay-sous-Bois, Sevran, Villepinte, Le Blanc-Mesnil, Drancy, Dugny, Le Bourget), avec une attention particulière aux 18 quartiers prioritaires.

Une deuxième chance : comprendre les centres sociaux comme acteurs du “premier kilomètre”

En parallèle, nous avons eu la chance de mener une étude qualitative (document de travail confidentiel, février 2025) : Quel rôle pour les centres sociaux dans le chemin vers l’emploi des habitants du territoire Paris Terres d’Envol ?

Cette étude part d’un constat simple : les centres sociaux ne sont pas “historiquement” des structures d’emploi. Ils sont d’abord des lieux d’éducation populaire, de lien social, d’accès aux droits, d’émancipation, de vie collective. Pourtant, au quotidien, on les interpelle sur l’emploi — parce qu’ils sont souvent le premier lieu de confiance pour des habitants qui ne se reconnaissent pas toujours dans les dispositifs classiques.

L’apprentissage central est fort, et il bouscule une idée reçue : les centres sociaux veulent contribuer, mais ils ne veulent pas être “le dernier kilomètre”, celui qui sert juste à orienter vers des offres et “alimenter” des recrutements. Ils se vivent plutôt comme le premier kilomètre : celui où l’on repart des personnes, de leurs talents, de leurs réalités, de leurs aspirations, et où l’on re-crée de la confiance, de l’élan, une capacité à se projeter.

Dit autrement : ils ne veulent pas être un simple “sas” d’envoi, ou un relais de communication. Ils défendent une approche qui part des potentialités des habitants (et pas seulement des besoins de main-d’œuvre), avec l’idée de construire des trajectoires qui tiennent, qui émancipent, qui donnent envie. Dans ce cadre, des démarches comme Territoires zéro chômeur de longue durée (qui propose une logique d’emploi construit à partir des compétences disponibles et des besoins du territoire) offrent des pistes d’inspiration : inverser le regard, et concevoir l’emploi comme une solution territoriale et non comme un “tri” des individus.

Ce qu’on a observé : le moteur n°1 de la coopération, c’est l’interconnaissance

Au fil des rencontres, un enseignement est revenu avec insistance : tout le monde veut travailler ensemble, ou plutôt : tout le monde dit vouloir travailler ensemble… mais très peu d’espaces existent pour se connaître, se parler, se faire confiance, clarifier les rôles et les complémentarités.

Dans les dynamiques territoriales pour l’emploi, on sous-estime souvent une chose : la coopération est d’abord relationnelle. Ce qui met en mouvement, ce n’est pas un organigramme ou un protocole. Ce sont des liens entretenus, des habitudes de travail, des “visages” derrière les structures, une capacité à se joindre au bon moment. L’interconnaissance n’est pas un supplément d’âme : c’est l’infrastructure invisible du parcours.

La méthode : de l’exploration à la pérennisation (sans sauter les étapes)

Pour transformer une intention (“coopérer”) en réalité (“agir ensemble”), nous avons suivi un processus simple, structurant, et surtout reproductible.

1) Explorer

Deux leviers ont été activés en même temps :

  • L’étude sur les centres sociaux, pour comprendre finement leur fonctionnement, leurs contraintes, leur culture, leurs attentes et leur place possible dans le chemin vers l’emploi.

  • Des rencontres territoriales sur chaque ville, réunissant les acteurs afin de faire émerger une lecture partagée du paysage et des besoins, et surtout créer des premiers liens concrets (les chiffres clés ci-dessus en donnent la mesure).

2) Rendre le parcours visible : construire un “chemin de l’emploi”

Nous avons ensuite construit un outil simple mais puissant : un “chemin vers l’emploi” où chaque structure pouvait se situer (accueil / information, orientation, sensibilisation, accompagnement, formation, recrutement, suivi dans l’emploi).

Cette visualisation produit souvent un effet immédiat : elle fait apparaître la complémentarité réelle des acteurs… mais aussi les zones de fragilité (ex. manque de structures sur la formation, le recrutement ou le suivi dans l’emploi ; risque de “zone grise” entre sensibilisation et accompagnement ; continuité insuffisante du parcours).

3) Outiller la coopération : un site collaboratif de référencement

Pour que l’interconnaissance ne repose pas uniquement sur la mémoire des uns et des autres, nous avons mis en place un site collaboratif permettant à chaque structure de se référencer. C’est un geste très opérationnel : on passe du “je crois qu’ils font ça” à “je sais qui appeler, pour quoi, et comment”.

4) Co-construire : faire émerger des projets concrets

Une coopération qui ne produit rien s’épuise. L’étape suivante consiste donc à faire émerger des projets, à partir des idées formulées, puis à les rendre actionnables. C’est là que des formats simples et mobilisateurs peuvent jouer un rôle : par exemple des dispositifs événementiels, ou des outils ludiques de type “chamboule-tout de l’emploi”, qui permettent de parler vrai, de rendre visibles les obstacles, et de faire travailler ensemble sans se perdre dans l’abstraction.

5) Agir : créer des groupes projets

Les idées deviennent des projets lorsque des personnes s’en saisissent. Nous avons donc créé des groupes projets pour donner une existence réelle aux coopérations : un cadre, des rôles, des premières actions, un rythme.

6) Pérenniser : relance à J+90

Enfin, pour éviter le classique “on s’est vus, c’était super, et puis plus rien”, nous avons organisé des visios à J+90 afin de conforter les dynamiques, lever les freins, accélérer ce qui pouvait l’être, et remettre de l’énergie là où la réalité opérationnelle reprend toujours ses droits.

Résultats : une dynamique rendue visible, des projets mis en mouvement

Les résultats se lisent à deux niveaux :

  • Un niveau quantitatif (mobilisation, idées, projets, structuration d’un réseau).

  • Un niveau qualitatif, plus déterminant : des acteurs qui se connaissent mieux, qui identifient mieux leurs complémentarités, et qui se sentent légitimes à agir ensemble.

Ce n’est pas “la solution à l’emploi” (personne ne prétend ça), mais c’est un socle indispensable : un territoire qui s’organise pour être plus lisible, plus accueillant, plus cohérent dans ses parcours d’insertion.

Focus centres sociaux : un allié essentiel… à condition de ne pas les instrumentaliser

Revenons au point clé. Les centres sociaux sont une ressource majeure, parce qu’ils sont :

  • des lieux de confiance,

  • des lieux fréquentés,

  • des lieux capables de capter des profils “hors radar”,

  • des lieux qui travaillent la durée et l’émancipation.

Mais on se trompe si on attend d’eux qu’ils “fournissent” des publics. Leur contribution est plus juste (et plus efficace) quand on la pense comme :

  • un premier kilomètre d’accueil, d’écoute et de remise en mouvement,

  • une capacité à accueillir des permanences d’acteurs de l’emploi (si cela n’écrase pas leurs équipes),

  • un partenaire stratégique pour construire des parcours qui partent des aspirations réelles.

La question n’est donc pas “comment les utiliser”, mais : comment coopérer avec eux dans le respect de leur culture, et en tenant compte de leurs moyens, souvent contraints.

Témoignages (à intégrer)

Dans la suite, nous intégrerons les retours de Nouara, Régis et M. Mehdi (équipe Paris Terres d’Envol), pour incarner ce que cette démarche a changé : ce qui a été le plus utile, ce qui reste fragile, et ce que le futur Réseau pour l’Emploi doit absolument préserver.


Si tu me colles ici, même en vrac, les 3 témoignages + 2 ou 3 exemples de projets (avec une phrase sur “ce que ça fait concrètement”), je te renvoie une version finale encore plus incarnée, avec une chute qui donne envie de suivre la série (“comment faire coopérer les acteurs de…”).

Quel récit pour transformer nos territoires? Podcast – festival Anticipation

[PODCAST- Quel récit pour transformer nos territoires ?]

La question de la résilience des territoires est plus que jamais centrale. Mais comment faire pour embarquer tous les citoyens sur les enjeux cruciaux des limites planétaires et de la justice sociale ? 🤔

C’est le sujet de la table ronde animée par La Compagnie Générale des Autres, Rudy Pignot-Malapert dans le cadre du Anticipation Festival organisé à La Gaîté Lyrique L’Agence 14 septembre pour réconcilier art et climat.

Avec :

  • Alhassana DIALLO (Co-fondateur Recyclerie de la Noue) : Comment le récit de la transition est-il perçu et vécu concrètement par les habitants des quartiers ? Et comment l’art de la débrouille se transforme en une véritable compétence de réemploi ?
  • Abdul OTMAN (GEN – Global Ecovillage Network ) : Quelle est la force du collectif dans les écolieux ? Quelles sont les conditions de réussite pour créer des alternatives visibles et désirables, y compris face aux conflits ?
  • Sandy ARZUR (DG de Sparknews ) : Comment donner de l’ampleur et rendre « sexy » les nouveaux récits existants ? Le rôle de la narration et de l’art pour mettre les territoires en action.
  • Alix de Barjac (Chargée d’affaires Starquest Capital) : Quel rôle joue l’investissement en capital pour accélérer les transformations ? Et pourquoi l’émergence d’un nouveau récit marketing est indispensable à l’adoption des solutions ?

Merci Romain Peton pour sa confiance et l’organisation!

Belle écoute à vous.

https://lnkd.in/eAZfWz5T

La CGA recrute

La Compagnie Générale des Autres, association qui œuvre à favoriser la contribution de tous à l’enjeu de solidarité, propose deux offres de stage et alternance : 

Pour postuler, veuillez vous reporter aux conditions de l’offre. Merci 🙂
 

La Compagnie Générale des Autres (CGA) est une association qui favorise les coopérations interacteurs pour la solidarité. Elle contribue à renforcer les écosystèmes locaux de solidarité en reliant les acteurs de territoires fragiles. Elle créée des espaces de collaboration entre professionnels pour améliorer leurs pratiques. Enfin, elle diffuse un podcast et publications dédiés aux nouvelles pratiques de solidarité.

 

Chargé.e de projets solidaires et développement (CDD H/F)

Description de l’association 

La Compagnie Générale des Autres (CGA) est une association qui favorise les coopérations interacteurs pour la solidarité. Elle contribue à renforcer les écosystèmes locaux de solidarité en reliant les acteurs de territoires fragiles. Elle créée des espaces de collaboration entre professionnels pour améliorer leurs pratiques. Enfin, elle diffuse un podcast et publications dédiés aux nouvelles pratiques de solidarité.

Pour ce faire, elle mobilise des compétences issues de l’animation, du design social, du développement local, et de la communication.

La Compagnie Générale des Autres  assure deux grandes missions : 

– Permettre les contributions et les collaborations de tous types d’acteurs pour la solidarité.

– Favoriser l’évolution des pratiques de solidarité

La CGA est engagée dans le rapprochement de tous types d’acteurs souhaitant contribuer à la solidarité comme les travailleurs sociaux et les entrepreneurs sociaux. A ce titre, elle forme les professionnel.le.s du secteur au travail social en réseau et elle anime un programme d’actions dédiées à cet enjeu. 

Contexte du poste

Parmi ses activités, la CGA développe des projets expérimentaux à destinations des quartiers prioritaires de la ville (QPV) et d’autres territoires fragilisés, pour favoriser le développement d’initiatives solidaires ou le renforcement de liens entre acteur.ice.s agissants sur le territoire. Ces dernières sont basées sur une approche “ressources” : identifier et fédérer ce qui fonctionne et mérite d’être amplifiée. Elle conseille également des organisations et entreprises pour favoriser leur ancrage local en contribuant aux enjeux de solidarité. 

Vous serez amené.e à travailler sur l’ensemble de ces sujets.

Par ailleurs, l’association est soucieuse de pouvoir capitaliser sur ces méthodes et expérimentations par le biais de publications et de podcasts. Mais également de contribuer à changer les pratiques de solidarité par des rencontres et une forme de plaidoyer autour du social et de la coopération.

Description du poste 

En co-construction avec les fondateur.ice.s de l’association, vous aurez comme mission de gérer des projets solidaires de territoires et l’animation de processus collaboratifs (70%), la recherche de nouvelles pistes de projets (20%) et une contribution au développement de l’association comme la communication ou le plaidoyer (groupes de travail et événements de types apéro-podcast) (10%). 

Gérer ou co-gérer des projets de solidarité tels que (70%) : 

  • Des démarches participatives en QPV, auprès d’habitants, de bailleurs sociaux, d’acteurs locaux (cartographie d’acteurs, immersion terrain, synthèse, ateliers d’intelligence collective, synergie d’acteurs, constitution de livrables ou d’outils, pilotage et suivi du projet etc) 
  • Des missions de conseil potentiels auprès d’acteurs engagés (facilitation de séminaires, conseil stratégique autour de l’ouverture d’un tiers-lieux en EHPAD ou en CHRS, etc.)

Recherche de pistes projets (20%)

  • Il s’agira d’assurer une veille sur les appels à projets pouvant entrer dans les missions de la Compagnie Générale des Autres et sur des thématiques diverses (alimentation durable, numérique, santé, intergénérationnel,…) avec l’approche de solidarité et méthodes propres à la CGA.
  • Essaimer les expérimentations de territoire, démarcher et relancer des prospects potentiels (contacts mairie, département, structure ou entreprises)  

Contribution à la communication et au plaidoyer (10%)

  • Appui à la rédaction d’articles 
  • Animation de rencontres fertiles entre différents acteurs pour la solidarité 
  • Coordination de publications dédiées au plaidoyer
  • Appui et/ou coordination de publications et de podcasts de la CGA

Compétences recherchées : 

  • compréhension des enjeux d’un projet/client, présentation de projet 
  • gestion de projet, coordination et suivi de projet
  • conception de méthodologie et d’outils collaboratifs
  • mise en place opérationnelle de la méthodologie 
  • facilitation et animation d’atelier, de groupe et d’actions collaboratives 
  • analyse et synthèse
  • conception de livrable, qualité rédactionnelle

Qualités : 

  • compréhension/ écoute 
  • adaptabilité et réactivité
  • esprit d’équipe et pédagogie
  • parler à différents publics et interlocuteurs 
  • autonomie et prise d’initiative
  • curieux ouvert, social
  • oser ne pas savoir

Intérêts pour ces enjeux :

  • Action sociale 
  • Développement territorial 
  • ESS
  • Animation de communautés
  • Innovation sociale
  • Entrepreneuriat social

Conditions :

  • Deux postes sont à pourvoir en CDD de 6 mois renouvelable à hauteur de 2 049€ brut, soit 1 600€ net. 
  • La CGA accepte d’autres types de candidatures (stage, alternance, etc…)
  • Le lieu d’exercice du poste sera partagé entre les locaux de La Ruche Paris, 24 rue de l’est 75020, en télétravail et sur les territoires d’expérimentation (93 principalement). 
Envoyer votre candidature (CV + LM) à l’adresse contact@la-cga.co 

Chargé.e de projet territoires – Mission Services Civiques

Animateur.ice des démarches et projets collaboratifs solidaires et sociaux

  • Description de l’association 

La Compagnie Générale des Autres (CGA) est une association qui favorise les coopérations interacteurs pour la solidarité. Elle contribue à renforcer les écosystèmes locaux de solidarité en reliant les acteurs de territoires fragiles. Elle créée des espaces de collaboration entre professionnels pour améliorer leurs pratiques. Enfin, elle diffuse un podcast et publications dédiés aux nouvelles pratiques de solidarité.

Pour ce faire, elle mobilise des compétences issues de l’animation, du design social, du développement local, et de la communication.

La Compagnie Générale des Autres  assure deux grandes missions : 

– Permettre les contributions et les collaborations de tous types d’acteurs pour la solidarité.

– Favoriser l’évolution des pratiques de solidarité

La CGA est engagée dans le rapprochement de tous types d’acteurs souhaitant contribuer à la solidarité comme les travailleurs sociaux et les entrepreneurs sociaux. A ce titre, elle forme les professionnel.le.s du secteur au travail social en réseau et elle anime un programme d’actions dédiées à cet enjeu. 

Description de la mission

Il s’agira principalement pour le service civique de:

  •  S’approprier nos outils d’immersion et mener des entretiens d’habitants et d’acteurs pour comprendre leurs besoins et leurs visions
  • Nous soutenir sur la mobilisation et les invitations de participants pour les différents temps forts de nos projets
  • Participer à l’organisation et à l’animation/facilitation avec nous de moments collaboratifs (temps de partage, ateliers d’émergence d’idées, temps convivial de restitution etc
  • Participer à l’analyse, la synthèse et la conception de certains livrables (d’entretiens, d’ateliers, de réunion etc)
  • Participer à la création de liens entre acteurs.ices
  • Participer à la gestion de différentes étapes des projets

Il pourra aussi être amené ponctuellement à:

  • participer à des réunions d’organisation stratégique ou opérationnelle de l’association
  • faire des actions de communication et de valorisation (des ressources locales et de nos démarches)
  • participer à la veille sur des solutions, dispositifs, acteurs existants inspirants pour les projets en cours

Nos projets à titre d’exemple:

  • A Romainville, nous menons un projet qui vise à identifier les forces et les ressources de la ville pour les amplifier, les
    valoriser et faire des liens entre elles au service des besoins sociaux du territoire. Nous avons besoin d’aide pour organiser
    et animer des temps collectifs entre habitants, associations, structures locales et mettre en valeur les forces du territoire.
  • Au nord de Bondy, nous accompagnons la ville pour créer plus de liens entre les acteurs de l’éducation, en rassemblant les
    associations, les jeunes et les familles. Au Sud de Bondy nous accompagnons des porteurs de projets locaux (circulation
    de l’information, actions de végétalisation, entraide entre habitants etc). Nous avons besoin d’aide pour participer au bon déroulé des projets, suivre les actions, faire passer les informations et maintenir de bonnes relations avec/entre les personnes.

Profil recherché

 

Intérêt pour :

  • l’économie sociale et solidaire (ESS) 
  • les enjeux de la Solidarité
  • les démarches collaboratives 
  • l’animation et le développement du territoire 
  • le design, la communication, la facilitation

Savoirs-êtres nécessaires :

  •  organisé.e, responsable, bonne gestion du temps et des projets
  • social, bonne expression orale, à l’aise en public 
  • à l’aise avec différents types d’acteurs 
  • dynamique et enthousiaste
  • bon esprit de synthèse, aisance à l’écrit

Conditions

Préparation à la mission : 

tout au long de la mission, le service civique sera acculturé et accompagné avec : 

★ des micro-formation si nécessaire à certains outils numériques 

★ la transmission et l’accompagnement à la prise en main d’outils et de méthodologie de gestion de projet ★ formation aux bases de la posture de facilitateur (co-animation d’ateliers collaboratifs) 

Lieux : 
Le service civique sera amené à se déplacer sur le terrain, à Romainville, Bondy et/ou Epinay et à travailler dans les locaux (coworking) de la Compagnie Générale des Autres situés à Paris : 24 Rue de l’Est, 75020 Paris.


Envoyer votre candidature (CV + LM) à l’adresse contact@la-cga.co 

Apprentissage ou stage, chargé.e de communication et animation

Ce stage ou apprentissage est porté par deux structures partenaires : la Compagnie Générale des Autres et GNIAC. Ce stage vous ouvre leur réseau. Vous serez amené à valoriser les actions communes des deux structures, leurs événements et projets d’intérêt général.

La Compagnie Générales des Autres et GNIAC

Association de l’Économie Sociale et Solidaire en pleine structuration, La Compagnie Générale des Autres œuvre pour une solidarité accessible à tous et toutes. A ce titre, elle expérimente des formats de rencontres sur les territoires sensibles (Quartiers Politiques de la Ville, territoires périphériques) et dans les organisations pour plus de solidarité. Elle diffuse un podcast sur les enjeux de solidarité.

GNIAC est une association créée en 2014. C’est un réseau d’acteurs locaux aux origines institutionnelles diversifiés (associations, entreprises, collectivités publiques) rassemblés autour d’un triple objectif: repérer les innovations transformatrices, favoriser l’entraide entre pairs, et informer les pouvoirs publics sur les besoins des territoires.

La CGA expérimente avec l’appui de GNIAC à Bondy son programme Rêve Général d’émergence de projets solidaires en mettant en lien les acteurs locaux (associations, entreprises, habitants, habitantes) pour répondre, ensemble, aux besoins du territoire. Elle expérimente également un programme de rapprochement entre acteurs solidaires par le biais des travailleurs sociaux et entrepreneurs sociaux.

Vous serez moteur sur la valorisation. Vous êtes intéressé.e par les démarches participatives, le développement local et la solidarité. Vous avez des compétences en communication de projets et souhaitez acquérir de nouvelles compétences durant votre stage.

Une dimension capitalisation des démarches sera aussi demandée. Vous capitaliserez ce qui se fait en facilitant la prise de recul via des fiches projets et impact ou autres dispositifs utiles.

Communication sur les projets de solidarité, de territoire et sur la vie associative – 50%

Il s’agit de valoriser les actions de la Compagnie Générale des Autres et de GNIAC sur ses canaux de communication. Vous devrez pouvoir comprendre les enjeux sociaux et politiques de nos actions qui portent sur des sujets complexes et parfois sensibles. Vous devez savoir les formuler d’une manière adéquate et être force de proposition sur les actions à valoriser. Vous avez une très bonne écriture orthographique.

  • Valorisation des projets
    • Rédaction d’articles
    • Création de supports de communication
    • Création de contenus réseaux sociaux
      • Post des supports
      • Veille sur nos sujets et animation des réseaux sociaux
      • Vidéo + Montages vidéos
      • Montages de podcasts
      • Mailings et newsletters
      • Mise à jour du site internet
    • Valorisation des équipes et partenaires
      • Valorisation de nos actions communes (articles, réseaux sociaux, …)
    • Partenariat et mise en réseaux
      • cartographie partenaires et futurs partenaires
      • identification et participation à des événements de réseautage pour positionner CGA dans son écosystème

Animation et coordination d’événements et de temps de vie associative

  • Coordination et valorisation d’événements comme :
    • Evénements autour des podcasts ou de sujets de solidarité de la CGA
    • Les plénières Gniac
  • Coordination et valorisation de temps de vie associative comme:
    • Animation de groupes d’adhérents CGA et socio analyse
    • Animation des “pik nik” Gniac
    • Animation des groupes de partage d’expériences GNIAC
  • Capitalisation et valorisation des connaissances

Il s’agit de “récolter” au fur et à mesure de nos actions, les enseignements qui en découlent ( méthodes, outils, dimension sociologique.

Il s’agira de:

  • Soutenir la construction d’un plan de capitalisation
  • Organisation d’évènements/réunions de partage des connaissances
  • Proposition de podcasts
  • Récolte des éléments de capitalisation
  • Valorisation des éléments de capitalisation

Vos compétences et appétences

Vous avez les compétences ou vous voulez apprendre :

Communication

  • Bonnes capacités rédactionnelles
  • Community Management
  • Production de contenus multimédias (podcasts, vidéos)
  • Réalisation et diffusion de supports de communication
  • Gestion de projets

Capitalisation 

  • Capacité de d’analyse et rédaction sur des enjeux sociologiques et de solidarité

Profil recherché

Niveau Master. Vous êtes dynamique, curieux.euse, créatif.ve, polyvalent.e, rigoureux.euse. Vous êtes intéressé.e par l’innovation sociale, le développement local et enjeux de l’ESS. Vous êtes sensible aux enjeux politiques liés à la solidarité. Vous n’avez pas peur du lien interpersonnel avec les autres.

Lieu et rémunération

  • Coworking solidaire, la ruche Paris
  • Rémunération selon les règles de rémunération en vigueur

Envoyer CV et lettre de motivation personnalisée à contact@la-cga.co

Unccas – A Romainville, l’ABS+R une expérimentation pionnière

L’expérimentation pionnière d’ABS+R (Analyse des Besoins et des Ressources) portée par la Compagnie Générale des Autres à Romainville a été publiée dans le magazine de l’Unccass.

Le Mag de Romainville – La CGA dans

L’expérimentation pionnière d’ABS+R (Analyse des Besoins et des Ressources) portée par la Compagnie Générale des Autres à Romainville a été publiée dans le magazine de la ville.

Le Maire de Romainville, François Dechy y est interviewé à propos de l’intérêt tout particulier qu’il porte à la démarche.

"L’idée de départ que nous avons eu avec Sofia Dauvergne et la nouvelle majorité municipale est de répondre par cet exercice assez classique qu’est un ABS à un objectif politique majeur pour nous : les politiques publiques sont fortes si elles sont augmentées, améliorées par la rencontre et la coopération entre politiques publiques municipales et initiatives citoyennes. Le travail en lien avec la CGA vise donc à engager cette coproduction pour articuler toutes nos interventions en termes d’actions de solidarité. Par cette action de mobilisation, mais aussi de repérage et de coopération de nos forces collectives, nous voulons construire des réponses pertinentes aux problématiques sociales majeures que les habitant·e·s de notre Ville peuvent parfois rencontrer."

La CGA participe au congrès de l’Uniopss : un projet solidaire pour le nouveau quinquennat.

L’uniopss tient sont 34 ème congrès à Rennes les 13 et 14 mai. L’occasion, d’après Patrick Doutreligne, son président de renouveler le projet solidaire du réseau pour le nouveau quinquennat.

Un réseau porte-parole des acteurs privés non lucratifs du champ social, sanitaire et médico-social qui œuvrent en faveur des personnes vulnérables ou fragilisées (personnes âgées, personnes en situation de handicap, malades, enfants, jeunes, familles, personnes en situation de pauvreté et d’exclusion…) avec 25 000 établissements, 750 000 salariés et l’engagement d’un million de bénévoles. 

L’occasion aussi de mettre au devant de la scène des métiers du sanitaire et du médico-social qui ont « démontré une force de résistance durant la crise du covid » et qu’il est temps de re(valoriser). Le congrès portera de nombreux sujets lors d’ateliers-débats pour « porter un projet à la hauteur des défis du nouveau quinquennat.

https://congres.uniopss.asso.fr/public/Medias/programme_congres_uniopss_2022.pdf

La Compagnie Générale des Autres (CGA) sera présente via Sébastien Poulet-Goffard. Cofondateur de la CGA, il interviendra aux côtés de Robert Lafore, professeur de droit public à Sciences Po Bordeaux, président du CRP pour parler des connexions possibles entre le monde du social, de l’associatif de l’entreprise.

L’occasion de s’appuyer sur les premiers résultats d’un programme de rencontre entre travailleurs sociaux et acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) ayant déjà permis d’envisager des synergies concrètes pour améliorer la prises en charge de personne en grande fragilité. Un programme qui a vocation a se déployer dans d’autres départements.

S’inscrire et suivre le congrès ici.